Un nouveau regard sur la déontologie journalistique

De gauche à droite: Yves Agnès, Philippe Bilger, Loïc Hervouet, Didier Epelbaum et Guy Amyot

Créer un observatoire propre à la déontologie journalistique, tel est le projet de plusieurs associations, syndicats, guidés par quelques personnalités comme Yves Agnès. « Un petit noyau de bonne volonté » résume-t-il avant d’expliquer l’objectif de leur collaboration. On constate « une recrudescence plutôt qu’un affaiblissement des codes déontologiques ». France Télévision vient en effet d’adopter une nouvelle charte des antennes. Créer un « observatoire » concernant ces codes serait une manière de confronter la liberté d’informer avec la responsabilité qu’ont les journalistes à l’égard du public. « On a besoin d’y voir plus clair » assure Yves Agnès qui souligne la hausse de 48% du nombre de cas traités par le CSA. « Et encore, ce sont les cas les plus flagrants, selon moi ce n’est que la pointe d’un iceberg… » glisse l’ancien rédacteur en chef du Monde. « Ça purifierait l’atmosphère » ajoute Philippe Bilger, chroniqueur pour la revue Média.

L’« Observatoire », un projet concret

L’honnêteté de l’information, les conflits d’intérêts et la couverture journalistique de la justice. Voici les trois thèmes principaux que Didier Epelbaum, premier médiateur de France 2 énonce comme des domaines auxquels l’Observatoire porterait son attention. Il ajoute : «  il y a aussi un thème transversal qui est le manque d’attention au public » avant de décliner ce thème d’une manière plus crue : « le manque de respect envers public, voire l’arrogance » qu’on peut sentir envers eux. Pourtant, « les citoyens se mêlent de ce qui les regardent » annonce Philippe Bilger avec ironie. Où sont les limites de la liberté d’expression des journalistes d’opinion ? La question est subtile. « Les médias n’ont pas seulement de la liberté mais aussi de la responsabilité » souligne Philippe Bliger, et d’affirmer : « le journaliste est censé disposer des éléments témoins capables de faire la preuve de ce qu’il avance ».

Pourquoi cette « veille déontologique » ? « Une mesure de bon sens » pour certains, « la possibilité de questionner nos pratiques professionnelles dans le domaine » pour d’autres. Tous les adhérents aux projets ainsi que ceux qui veulent s’y joindre, (des jeunes par exemple), se rassembleront en janvier prochain. « Cet Observatoire n'[aura]pas un rôle de sanction » rappelle Loïc Hervouet, mais d’analyse. Au Québec, il existe un Conseil de presse (qui s’efforce de ne pas influencer le processus judiciaire) dont Guy Amyot est membre. Avec un regard extérieur sur leur projet et non sans expérience, il plaisante : « Vous aurez une salle d’urgences, avec un tas de patients un peu rébarbatifs qui vont se présenter ». Ces patients, se sont les cas où la déontologie n’aura pas été respectée. Ils en ont déjà fait un « répertoire » dans lequel figure notamment l’affaire du sang contaminé ou plus récemment, l’affaire de la (fausse) mère de famille qui était en fait une attachée de presse.

Publicités
  1. #1 par arnaud le 08/10/2013 - 12:53

    La liberté de presse est très importante, voir, laissé exprimer les gens. Les journalistes doivent propager des informations exactes quitte à faire qu’ils doivent se renseigner sur plusieurs personnes pour ses informations, ce nouveau regard sur la déontologie journalistique est d’une grande utilité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :