« Rendre le journalisme plus humain »

A 14h30, avait lieu l’un des deux premiers débats publics de l’édition 2011 des  Assises Internationales du Journalisme. Cinq personnes se réunissaient autour du thème: » Journalistes et leurs publics : éduquer l’un et l’autre ».

Les constats négatifs pleuvent, ainsi « Jamais en France les journalistes  n’ont eu aussi mauvaise presse » déclare Evelyne Bevort, directrice déléguée du CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias de l’information). Certains s’attèlent à expliquer d’où viennent les problèmes comme Daniel Cornu, médiateur des publications Edipresse  Suisse qui explique : « sur le web, peu importe qui on est, c’est ce  qu’on dit qui compte et c’est problématique .» Une vision que ne partage absolument pas une autre intervenante : Aude Baron rédactrice en chef de Plus, site du nouvel Observateur. Elle défend  ce journalisme web – dans lequel elle est, selon elle, cataloguée- en expliquant que c’est la radio qui a initié ce changement. « La radio a été la première à mettre le lecteur/auditeur dans l’espace  médiatique. Elle lui permettait de prendre la parole anonymement aussi, ce qui n’a jamais posé de problème » rappelle-t-elle.

Et si c’était le web la solution ?


La rédactrice en chef de Plus  considère que le web aidera à réconcilier le couple public/journaliste « lorsqu’un journaliste répond à un commentaire  sur le site il valorise le lecteur, ce qui entraine ce dernier à  s’intéresser plus au média ». Le but étant pour elle de faire  comprendre aux lecteurs que le journaliste est une personne comme    une autre : « Il faut rendre le journalisme plus humain ! ».  Twitter, une autre de ces « armes », crée cette proximité grâce au tutoiement quasi-systématique des personnalités lorsqu’un  utilisateur veut les interpeller. « Dans la vraie vie vous me  vouvoyez mais si vous me croisez sur Twitter vous aller utiliser  le  « tu »» fait-elle remarquer. Ces conseils semblent  insuffisants pour sauver la relation entre   public et journaliste alors que, comme le rappelle le chercheur Jean-Marie Charon « une personne sur deux ne croit pas en l’information délivrée par la  presse »

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